Le Poignard des Dannées
ALPHA
Troisième intrigue : Une âme tourmentée
En préambule aux débats, le monastère doit se plier à son office première et célébrer l'office mortuaire d'un jeune paladin (chevalier solamnique sur Dragonlance) qui avait expressément demandé à être enterré parmi les siens dans les catacombes. Cet évènement peut aussi servir d'introduction à un ou plusieurs de vos joueurs.
La cérémonie aura donc lieu avant le début des hostilités, et sera pour l'occasion composée de tous les dignitaires présents ainsi que de leurs suites (un grand honneur pour ce paladin si on y pense bien...). Libre à vous de la détailler dans ces moindres détails, l'important étant que vos joueurs ressentent la solennité de l'instant.
La procession progresse donc dans un dédale de couloirs sombres, éclairés par quelques maigres torches, jusqu'à une salle ronde dont la voûte et les colonnes donnent l'impression que la salle s'élève bien plus haut qu'elle ne le fait en réalité, ce peut-être à cause du chemin qui vient d'être parcouru sous 2 mètres de plafond.
C'est donc dans un lieu propice à l'élévation de l'âme que se trouve regroupé l'assemblée, et c'est là que commencent les rituels de purification et de détachements; on brûle des encens, récite des litanies... L'ensemble est des plus impersonnels, emprise d'un maniérisme qui pourrit le caractère sacré de la cérémonie.
Au point culminant du rituel, au moment ou le prêtre officiant enjoint à l'âme du paladin de se libérer de son attache corporelle, un fluide évanescent s'échappe des yeux du gisant, formant peu à peu une volute grise aux reflets d'un bleu phosphorescent. Devant les yeux tantôt ébahis, tantôt mortifiés de l'assistance, se dessine dans la brume un visage torturé, celui du jeune paladin. Dévisageant l'assistance médusée, le fantôme prend son essor et depuis la voûte il prend la parole, sa voix semble comme un gémissement plaintif, empreint d'une mélancolie telle qu'un frisson parcourt l'échine des personnes assemblées, le gémissement devient plus rauque à mesure que le "corps" du fantôme se tord de douleur. Après quelques instant la salle reprend ses esprits, les mots du mort résonnant encore dans leurs têtes : Le poignard... Ne le laisser pas faire... Il m'aspire... Sauvez-moi...
NNNNNNNNNOOOOOOOOONNNNNNNNN!!!!!!!!!.....
Le fantôme a disparu, nul ne sait comment; bien sur tout cela à jeter un froid et la plupart des gens se dirigent rapidement vers la sortie en récitant quelques psaumes pour se protéger. Quelques uns y verrons un avertissement quant aux débats avenir et tenterons de l'interpréter à leur avantage naturellement...
L'âme du paladin a bien entendu été maintenu sur terre par le pouvoir du poignard, mais à grand effort de volonté, le paladin a su résister à l'appel, il est bloqué dans les catacombes mais n'a pas encore été lié à l'artefact maudit. Il errera donc à l'avenir dans les sombres couloirs, gémissant sa douleur à ses auditeurs et cherchant à les convaincre de l'aider. Il ne peut localiser précisément le poignard bien qu'il sache qu'il se trouve dans les niveaux inférieurs des catacombes; il s'y sent attirer. Il sait aussi que quelqu'un convoite le poignard au sein même du monastère, mais qui?
On pourra le convaincre de se laisser entraîner si on parvient à lui faire comprendre qu'on pourrait ainsi localiser l'objet et le détruire, mais ce ne sera pas une chose facile : c'est son âme qu'il joue... Il faudra lui jurer de détruire le poignard si son âme venait à être asservie.
Si personne ne s'en occupe, le pauvre paladin finira par causer la mort d'un vieux bibliothécaire qu'il avait menacer (le paladin voulait toujours de l'aide, mais dans sa colère, il a haussé le ton de trop et le cœur du scribe à lâché...
Cet épisode tragique pourrait mener les enquêteurs sur une piste : pourquoi ce scribe? Savait-il quelque chose ou pouvait-il savoir quelque chose de décisif? En fait, le scribe est simplement le copiste qui a pour charge de protéger certains ouvrages du temps, dont celui de Béalzir. Le paladin, sensible aux émanations maléfiques du charme qu'il contient, pressentît le rapport entre les deux.

Introduction des personnages
La situation Politique
Le chemin vers le collège
Présentation du Collège de théologie de Solenthus
Présentation du monastère de la Rose Jaune
Première intrigue
Deuxième intrigue
Troisieme intrigue
Quelques Indices
Un peu d'action
Conclusion et prolongements